Le résultat opérationnel brut a également atteint des niveaux records, avec une augmentation de 15 %, pour atteindre 6 082 millions d’euros, et, en termes ajustés, de 33 %, pour atteindre 7 128 millions, tandis que le chiffre d’affaires a augmenté de 6 %, pour atteindre 73 420 millions d’euros, a indiqué le groupe, dans un communiqué.
Les comptes de l’entreprise ont été affectés par un ajustement de 624 millions d’euros, qui a dû être enregistré en raison de la dépréciation du dollar par rapport à l’euro, et par un autre de 188 millions d’euros dû à l’intégration des actifs de Spirit.
D’autres provisions de moindre importance ont également pesé sur les résultats : l’une de 105 millions d’euros pour le plan d’adaptation de la main-d’œuvre de la division de défense et espace et une autre de 73 millions pour le programme de transport militaire A400M, qui est assemblé à Séville.
Concernant précisément l’A400M, Airbus a obtenu, à la fin de l’année, l’engagement de l’Espagne et de la France pour fixer des délais de livraison d’aéronefs supplémentaires, afin de garantir le fonctionnement de la chaîne d’assemblage à Séville jusqu’en 2030.
Cependant, l’entreprise a reconnu que, face à l’incertitude concernant de nouvelles commandes (aucune n’a été enregistrée en 2025), elle continue d’analyser l’impact sur les activités de fabrication de ce programme.
Si l’on analyse les résultats par division, celle des avions commerciaux, de loin la plus importante, a vu son résultat opérationnel brut chuter de 11 %, pour atteindre 4 555 millions d’euros, en raison principalement de la dépréciation du dollar, bien que le chiffre d’affaires ait progressé de 4 %, pour atteindre 52 577 milliards.
La division des hélicoptères a amélioré son résultat opérationnel brut de 17 %, pour atteindre 953 millions d’euros, et surtout, la division défense et espace, qui en 2024 avait dû faire une provision de 1 300 millions, est sortie du rouge et a obtenu 639 millions d’euros.
L’année dernière, Airbus a enregistré un ensemble record de commandes, d’une valeur de 123 261 millions d’euros dans toutes ses divisions, nettement supérieur au chiffre d’affaires.
Paradoxalement, le carnet de commandes à la fin de 2025, de 618 824 millions d’euros, était inférieur de 2 % en valeur à celui que l’entreprise avait un an auparavant, en raison de l’effet de la dépréciation du dollar.
Le directeur exécutif de l’entreprise, Guillaume Faury, a parlé de « résultats financiers records » et a déclaré que, pour cette année, Airbus s’attend à continuer d’augmenter encore davantage la livraison d’avions commerciaux (passant de 793 à environ 870), ainsi que le résultat opérationnel brut ajusté, pour atteindre environ 7 500 millions d’euros.
