La DECO Proteste met à disposition une ligne téléphonique gratuite pour soutenir les consommateurs affectés par les intempéries et répondre aux questions concernant les moratoires, les assurances, les dommages au logement et les réajustements de facturation des services. Soraia Leite, de l’organisation de défense des consommateurs, a déclaré ce jeudi à la TVI que la ligne est ouverte entre 9 h et 18 h via le numéro 211 215 656.
Dans un communiqué publié cette semaine, l’organisation de défense des consommateurs a expliqué que les personnes affectées par la tempête Kristin peuvent clarifier comment accéder aux soutiens, activer des assurances et défendre leurs droits face à des pannes prolongées de services essentiels comme l’eau, l’électricité et les télécommunications.
L’objectif est de garantir un « soutien direct aux consommateurs » et aussi de « clarifier, de manière pratique, quelles sont les mesures annoncées par le Gouvernement et comment elles doivent être utilisées ».
Crédit à l’habitation : Est-il judicieux de demander un moratoire à cause de la tempête ?
Le Premier ministre, Luís Montenegro, a annoncé qu’en dialogue avec le système financier, une « moratoire de 90 jours pour les prêts aux entreprises et les crédits à l’habitation pour l’acquisition de la résidence principale et permanente » a été convenue dans les régions affectées par la tempête Kristin. Est-il judicieux de demander ce moratoire de trois mois ?
« Le moratoire ne doit être utilisé qu’en cas de difficulté financière, pour différer cette charge et augmenter la liquidité disponible. Ce n’est pas un pardon de la dette : le montant suspendu devra être payé plus tard, ce qui peut prolonger la durée totale du prêt ou augmenter le montant des échéances futures, ainsi que le coût total du crédit », explique DECO Proteste.
Toutefois, « il reste à savoir si les conditions de ce moratoire suivent le modèle adopté lors de la pandémie de covid-19. Si c’est le cas, la demande de suspension des versements n’est pas totalement gratuite ».
« Les banques comptabilisent les intérêts courus pendant la période de suspension du crédit et les ajoutent au capital restant », rappelle l’organisation de défense des consommateurs.
En d’autres termes, « en pratique, bien qu’elles ne reçoivent pas les remboursements des crédits accordés pendant trois mois, les banques obtiendront en fin de compte un gain supplémentaire, supérieur à ce qu’il aurait été si seule la suspension de capital était en cause ». Le consommateur « sera confronté à des coûts supplémentaires ».
La DECO Proteste rappelle que les « familles peuvent demander la suspension du paiement des prêts pour la résidence principale et permanente pendant 90 jours ».
Cependant, « il reste à connaître, dans le décret-loi spécifique à publier, si la suspension inclut le capital et les intérêts ou seulement l’une de ces composantes. Après la période de 90 jours, il est prévu une éventuelle prolongation pour 12 mois, mais les modalités restent à définir et dépendent de l’évaluation de la reprise de l’activité économique survenue entre-temps ».