«Nous avons également approuvé aujourd’hui un régime exceptionnel pour accélérer les processus et décisions, qui n’avait jamais été expérimenté au Portugal. Il s’agit de mesures temporaires et exceptionnelles pour une situation très exceptionnelle», a déclaré le Premier ministre, Luís Montenegro, à S. Bento, Lisbonne.
Comme il l’a précisé, ce régime exceptionnel s’applique aux travaux de réparation et reconstruction urgents dans les régions touchées, lesquels ne nécessitent plus de contrôle administratif préalable.
Montenegro a souligné que l’État va «manifester toute sa confiance» envers les municipalités, les individus et les entreprises, pour faire avancer ce processus. Toutefois, il a averti que ceux qui enfreignent les règles «seront tenus responsables».
Le gouvernement avait décidé que les aides accordées par l’État, dans le cadre des dommages causés par la tempête Kristin, pouvant aller jusqu’à 5.000 euros pour la reconstruction de logements et hébergements temporaires, ne nécessitent pas d’audit et peuvent être demandées avec des photographies.
Selon une résolution du Conseil des ministres publiée au Journal officiel mardi, «jusqu’à 5.000 euros, l’estimation du coût éligible peut être basée sur des photographies présentées par le demandeur, sans nécessiter d’inspection sur place».
Sont ainsi éligibles, pour le logement principal, les dépenses engagées pour financer «les travaux et interventions nécessaires à la réparation, réhabilitation ou reconstruction d’un logement principal endommagé par la tempête ‘Kristin’, situés dans une commune concernée et effectivement utilisés comme résidence principale du ménage», ainsi que les dépenses de relogement temporaire, dûment justifiées par l’impossibilité d’utiliser le logement affecté.
À cet effet, lit-on dans le décret, le «coût éligible est déterminé sur la base d’une estimation élaborée sous la responsabilité de la municipalité et validée par la CCDR [Commission de Coordination et de Développement Régional] compétente territorialement, des référentiels de coûts unitaires par type de travaux pouvant être utilisés».
Selon le gouvernement, la participation publique pour chaque opération est de «100 % des dépenses éligibles restantes après déduction des indemnités d’assurance et autres aides, avec une limite globale de 10.000 euros par logement principal».
Des «lignes de crédit pour les coûts non couverts par la subvention publique dans les travaux et interventions nécessaires à la réparation, réhabilitation ou reconstruction d’un logement principal endommagé par la tempête» sont également mises à disposition par l’Instrument Financier pour la Réhabilitation et Revitalisation Urbaine (IFRRU).
Douze personnes sont décédées au Portugal depuis la semaine dernière suite au passage des dépressions Kristin et Leonardo, qui ont également provoqué des centaines de blessés et de déplacés.
La destruction totale ou partielle de maisons, d’entreprises et d’équipements, la chute d’arbres et de structures, la fermeture de routes, d’écoles et de services de transport, ainsi que la coupure d’électricité, d’eau et de communications, sont les principales conséquences matérielles de la tempête.
Les régions Centre, Lisbonne et Vallée du Tage et Alentejo sont les plus touchées.
L’état de calamité va être prolongé sur le continent portugais, pour une semaine supplémentaire, jusqu’au 15 février, en raison de la poursuite du mauvais temps, a annoncé aujourd’hui le Premier ministre.
