« Pour le Portugal, l’impact peut être particulièrement pertinent. L’accord permet un accès privilégié à un marché d’environ 270 millions de consommateurs, dont plus de 210 millions parlent portugais, avec un accent particulier sur le Brésil, où il existe une forte affinité culturelle avec le Portugal », a-t-il indiqué dans un communiqué.
La confédération dirigée par Álvaro Mendonça e Moura a souligné que le marché brésilien valorise la gastronomie portugaise et reconnaît la qualité des produits nationaux, ce qui constitue un avantage concurrentiel par rapport à d’autres États membres.
Selon la CAP, parmi les secteurs qui peuvent bénéficier directement de cet accord se trouvent le vin (actuellement avec des droits de douane entre 18 et 35%), l’huile d’olive (10%), les fruits (10%) et les tomates préparées (13%), car cela permet l’élimination des droits de douane et d’autres obstacles au commerce, notamment les règlements et procédures administratives.
En ce qui concerne les importations, la CAP a mentionné que certains produits sont « potentiellement sensibles », comme les viandes de bovin, porc, volaille, ainsi que le riz et le miel.
« Le contingent établi pour la viande bovine, qui bénéficie désormais d’un taux réduit, est de 99 000 tonnes, ce qui représente environ 1,4 % de la consommation européenne et moins de la moitié du volume moyen qui est actuellement importé du Mercosul avant cet accord », a-t-il exemplifié.
Cependant, la CAP a souligné que l’Union européenne a garanti des clauses de sauvegarde rigoureuses pour protéger les producteurs et garantir de meilleures conditions de concurrence.
Parmi les règles introduites par l’accord, comme indiqué, figure le respect des normes sanitaires et phytosanitaires de l’UE, des mécanismes de contrôle et de traçabilité renforcés, des engagements environnementaux et la possibilité de suspension des préférences commerciales en cas de non-respect des règles convenues.
La CAP plaide pour une surveillance constante des marchés et un contrôle rigoureux de la mise en œuvre de l’accord afin « d’assurer que les agriculteurs européens ne seront pas lésés pour les produits potentiellement sensibles ».
Le Conseil de l’Union européenne a annoncé vendredi l’approbation de l’accord commercial avec quatre pays du Mercosul.
Cet accord sera signé samedi au Paraguay.
L’accord UE-Mercosul permettra aux Européens d’exporter davantage de véhicules, de machines, de vins et de spiritueux vers l’Amérique du Sud.
Dans le sens inverse, il facilitera l’entrée en Europe de viande, de sucre, de riz, de miel et de soja.
Le ministre de l’Agriculture a salué vendredi cet accord et a souligné l’impact très important pour le Portugal, qui pourra désormais équilibrer le déficit avec ce marché.
« Je me réjouis de cette approbation des États membres. Lorsque j’étais au Parlement européen, j’étais très engagé dans la réalisation de cet accord, que je considère très positif pour l’Union européenne, le Mercosul et le Portugal », a déclaré à l’époque le ministre de l’Agriculture et de la Mer, José Manuel Fernandes, lors d’une déclaration aux journalistes à Lisbonne.
José Manuel Fernandes a rappelé qu’il existe un déficit de 500 millions d’euros dans la balance commerciale par rapport au Mercosul, et que cet accord permettra d’apurer ce montant.
