Le gouvernement signe, ce mercredi, avec les syndicats de la fonction publique, l’Accord Pluriannuel 2026-2029 de Valorisation des Travailleurs de l’Administration Publique, a annoncé l’exécutif mardi.
Selon l’agenda du Premier ministre, Luís Montenegro, la cérémonie de signature de l’accord avec la Fédération des Syndicats de l’Administration Publique (Fesap) et le Syndicat des Cadres Techniques de l’État (STE) se tiendra à 11h30 à la résidence officielle du chef du gouvernement, à Lisbonne.
Qu’est-ce qui arrive ?
Mercredi dernier, la présidente du STE, Rosa Sousa, a déclaré qu’elle attendait toujours une proposition finale du gouvernement dans le cadre du processus de négociation générale annuelle en cours, mais a souligné qu’il y avait « des conditions » pour parvenir à un accord.
Dans le cadre de ce processus de négociation, le gouvernement s’est montré disposé à avancer avec une extension de l’accord pluriannuel de valorisation des travailleurs de l’Administration Publique actuellement en vigueur, couvrant ainsi la législature actuelle jusqu’en 2029, proposant des augmentations de 2,30 %, avec un minimum de 60,52 euros.
L’accord actuel, signé en novembre 2024 avec deux des structures syndicales de la Fonction Publique (la Fesap et la Frente Sindical), prévoit des augmentations de 2,15 %, avec un minimum de 56,58 euros pour cette année.
En pratique, cela signifie que la base salariale de l’Administration Publique (également appelée salaire minimum de l’État) passera de 878,41 euros actuellement à 934,99 euros en 2026.
Pour 2027 et 2028, l’accord prévoit des augmentations de 2,3 %, avec un minimum de 60,52 euros.
De plus, le gouvernement a proposé une augmentation de 10 % du montant de la subvention de repas jusqu’en 2029, de manière progressive au cours des années 2026, 2027, 2028 et 2029, le secrétaire général de la Fesap ayant avancé après une des réunions de négociation que l’exécutif a suggéré « [une augmentation de] 0,15 cts [par jour] chaque année jusqu’en 2029 ».
La présidente du STE a également indiqué que le gouvernement s’est engagé « à revoir de nouveau la subvention de repas » en cas d’augmentation substantielle de l’inflation.
La proposition présentée aux syndicats de la fonction publique incluait également d’autres sujets, tels que « la valorisation du statut rémunérateur des dirigeants, l’inclusion de la valorisation d’autres carrières, la révision du SIADAP, ainsi que celles prévues dans l’accord en vigueur : la révision du régime d’indemnités de déplacement et de transport, l’évaluation de l’impact de l’accélérateur de carrières et la révision des carrières générales », a indiqué le Ministère des Finances dans un communiqué, le 17 décembre.
La Fesap, affiliée à l’UGT, proposait que la rémunération de base dans la fonction publique augmente à 973,41 euros en 2026 et une mise à jour minimale de 95 euros pour tous les travailleurs, en plus de l’augmentation de la subvention de repas à 10 euros par jour, exempt d’impôts.
Quant à la Frente Sindical, dirigée par le STE, elle réclamait une augmentation salariale de 6,4 % pour tous les fonctionnaires en 2026 et une mise à jour de la subvention de repas à 10 euros.