A Barraca met Camões en dialogue avec Herberto Helder, Saramago et Sophia.

A Barraca met Camões en dialogue avec Herberto Helder, Saramago et Sophia.

Le spectacle, qui a pour référence Camões, inclut également des compositions originales du maestro António Victorino d’Almeida, qui accompagne au piano l’actrice Maria do Céu Guerra, l’ensemble de la troupe A Barraca, ainsi que des œuvres d’autres auteurs des XXe et XXIe siècles tels qu’Ana Hatherly, Jorge de Sousa Braga, Miguel Torga, Manuel Alegre, Eugénio de Andrade, Alexandre O’Neill, Luís Filipe Castro Mendes, António Franco Alexandre, António Barahona, Fernando Assis Pacheco, António Ramos Rosa, Al Berto, et Ernesto de Mello e Castro.

La compagnie promet dans un communiqué « un récital incontournable pour piano et voix » qui « invite à écouter notre plus grand poète, Luís de Camões, dans un dialogue poétique avec des auteurs qui l’interpellent et le défient, incitant le public à aimer Camões et à comprendre pourquoi, à travers la musique et les mots ».

Le spectacle « aborde une partie de l’œuvre du poète qui n’avait pas encore été explorée, stimulant le public […] à travers le croisement de son œuvre avec ce que les poètes contemporains ressentent pour elle », lit-on dans le synopsis de « Deitemos água pouca em muito fogo » aujourd’hui diffusé.

« Dans les poèmes lyriques, les chansons et surtout les sonnets – forme lyrique de prestige, cultivée par Dante et Pétrarque, où chaque grand poète devait se mettre à l’épreuve », Camões « parle de lui, tout comme Ovide et d’autres poètes latins l’ont fait », poursuit la présentation du spectacle.

Des extraits de la « Chanson X », où Camões explique qu’il expose « pures vérités déjà vécues [par lui] », ont été choisis comme « cadre hypothétique de la vie » du poète, « peut-être souvent inventée, et que la curiosité, les siècles et le silence de l’histoire ont transformée en réalité », ajoute le synopsis.

« Amour vécu/amour inventé, toujours plus vrai que faux, mais aussi aussi vrai que la poésie peut l’être », cite A Barraca pour démontrer que la poésie de Camões « est le meilleur » que l’auteur « nous a légué », soulignant le désir de lire le poète lorsqu’il « augmente sa peine d’amour, ou tout autre mauvais sort de la vie, de la faim ou de l’abandon […] exagérés ».

« Parce que c’est ainsi qu’il a voulu être lu », argumente la compagnie, sans écarter « Camões transgresseur », qui « ne s’oblige pas à la confidence de la biographie, mais à la grandeur de la création ».

Selon la compagnie de théâtre, fondée et dirigée par Maria do Céu Guerra et Hélder Costa, « c’est dans les poèmes lyriques, les chansons et surtout les sonnets » que Camões « se confesse dans des aventures autobiographiques ».

Et ce sont ces aventures autobiographiques de l’auteur de « Os Lusíadas » que Maria do Céu Guerra et António Victorino d’Almeida vont « croiser » avec des œuvres d’écrivains contemporains qui « interpellent » l’œuvre de Camões, « soit sur un ton d’éloge, de révolte ou de confession », ajoute A Barraca.

La compagnie promet un spectacle « unique » où Maria do Céu Guerra, accompagnée de toute la troupe, engage un dialogue entre les XVIe et XXIe siècles « à travers le meilleur de la poésie portugaise ».

« Deitemos água pouca em muito fogo » sera présenté un total de cinq fois jusqu’au 4 mars, les premières les 9 et 10 janvier, puis les 13 et 14 février et le 4 mars, toujours à 21h30.

Avec la direction artistique, la création et la dramaturgie de Maria do Céu Guerra, le récital compte sur la composition musicale et l’interprétation d’António Vitorino d’Almeida, et les acteurs Sérgio Moras, Rita Lello, Gil Filipe, Vasco Lello, Érica Galiza, Manuel Petiz et Maria Baltazar.

Avec une mise en scène de Maria do Céu Guerra, « Deitemos pouca água em muito fogo » bénéficie de l’éclairage de Vasco Lello et Maria Baltazar, d’illustrations et de vidéos de Luís Henriques et Manuel Diogo et de costumes de José Manuel Costa Reis.

En 2024, on marquera les 500 ans de la naissance de Luís de Camões.