Vida Justa dénonce plus d’expulsions dans le quartier de Quinta do Mocho à Loures.

Vida Justa dénonce plus d'expulsions dans le quartier de Quinta do Mocho à Loures.

Les expulsions dans le quartier de Quinta do Mocho, situé dans la ville de Sacavém, ont lieu depuis au moins juin et se poursuivent depuis lors, d’après Kedy Santos, du mouvement Vida Justa.

 

« Au cours des trois dernières semaines, des expulsions ont eu lieu, y compris celle d’une dame qui utilisait un équipement de support respiratoire. Elle a été mise à la rue avec la machine débranchée et nous avons dû ensuite l’emmener aux services de la Mairie », a-t-il raconté.

Kedy Santos a également indiqué que certaines des expulsions qui se produisent dans ce quartier du district de Lisbonne résultent de potentielles dettes d’eau plutôt que de loyers.

« Les SIMAR [Services Intermunicipaux de l’Eau et de l’Assainissement] envoient les dettes aux finances et si les familles ne négocient pas, les dettes augmentent avec les intérêts et le risque de non-paiement », a-t-il alerté.

L’activiste a précisé qu’il y a aussi des personnes et des familles qui reçoivent des menaces d’expulsion pour des dettes de paiement d’eau dues par des membres de la famille décédés, qui étaient les titulaires du contrat.

« Les gens sont très indignés et certains disent que s’ils sont mis à la rue, cela pourrait mener à des situations de violence. Nous essayons donc par tous les moyens d’éviter cela et de trouver un canal de communication et une certaine pondération, du côté des habitants comme de l’exécutif », a-t-il souligné.

Dans ce sens, Kedy Santos a annoncé que le mouvement Vida Justa se réunira samedi avec les habitants de Quinta do Mocho pour écouter leurs préoccupations.

Contactée par l’agence Lusa, une source de la Mairie de Loures, présidée par Ricardo Leão (PS), a justifié « les évictions » par des « non-respects prolongés, des occupations illégales et une violation répétée des règles de logement social ».

« Les cas qui sont en cours de résolution concernent des situations où, malgré des notifications successives et des opportunités accordées pour régularisation, rien n’a été fait. Lors de sa prise de fonction en 2021, cet exécutif a découvert un parc de logements où 55 % étaient en situation de non-respect. Aujourd’hui, grâce à un travail rigoureux, permanent et socialement responsable, ce chiffre est descendu à 13 %, garantissant une plus grande justice, transparence et responsabilité dans l’accès au logement municipal », a souligné la municipalité.

La Mairie de Loures a également rappelé « qu’il existe une liste d’attente d’environ mille familles qui respectent tous les critères, qui vivent dans une situation de vulnérabilité et qui attendent depuis des années une réponse juste ».

« La bonne gestion du parc immobilier exige que ceux qui respectent les règles soient prioritaires, c’est pourquoi la Mairie de Loures n’admet pas l’occupation indue ou le non-respect persistant », a ajouté la municipalité.