Au cours des dernières années scolaires, des milliers de professeurs ayant un diplôme dans les domaines scientifiques de la matière qu’ils enseignent, mais sans formation pédagogique, ont intégré les écoles.
Ces enseignants, avec une qualification adéquate, peuvent donner des cours, mais ne peuvent pas accéder à la carrière enseignante sans qualification professionnelle, celle-ci étant conférée par un master en Éducation ou, dans le cas de ces professeurs, par des cours de professionnalisation en service.
Cependant, la Fédération nationale de l’éducation (FNE) dénonce maintenant que beaucoup se retrouvent exclus de cette possibilité faute de places suffisantes dans les cours.
« Cette situation suscite une appréhension compréhensible et une incertitude parmi un ensemble d’enseignants qui, de bonne foi et remplissant toutes les exigences, se voient maintenant sans réponses claires quant à leur avenir », déplore l’organisation syndicale.
Dans un communiqué, la FNE ajoute qu’en raison du manque de places, les candidats ne savent pas quelles alternatives s’offrent à eux, ni l’impact que le problème pourrait avoir sur leur situation professionnelle, d’autant plus que beaucoup ont intégré cette année les cadres de zone pédagogique (QZP) de manière conditionnelle.
Selon le régime du concours externe extraordinaire réalisé au début de l’année scolaire, « les enseignants avec qualification propre pour l’enseignement placés en QZP (…) restent provisoirement dans ce QZP jusqu’à l’achèvement du cours leur conférant une habilitation professionnelle pour l’enseignement ».
Pour la FNE, il est urgent que le Ministère de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation (MECI) clarifie la situation des professeurs concernés et assure « l’ouverture des places nécessaires pour garantir la professionnalisation de tous les candidats qui remplissent les conditions requises ».
« Ces enseignants exercent des fonctions dans les écoles, contribuant quotidiennement au fonctionnement du système éducatif et à l’apprentissage des élèves. Ils ne peuvent être confrontés à un vide d’information et au risque de se retrouver dans une situation professionnelle indéfinie », défend la fédération.
