« Avec cela, nous parvenons à améliorer la capacité d’action de l’État, à renforcer sa spécialisation, à réduire ses structures, permettant ainsi également d’économiser pour les contribuables (…), dans un processus qui est en cours et qui va se poursuivre », a déclaré Leitão Amaro, lors d’une conférence de presse après la réunion d’aujourd’hui du Conseil des ministres.
Selon le ministre, la mesure vise à concentrer, de manière coordonnée, la planification et la décision à l’échelle régionale, précisant qu’il ne s’agit ni d’un processus de régionalisation ni de centralisation, mais d’une « décentralisation coordonnée », maintenant les CCDR comme entités de l’État.
Les nouveaux vice-présidents seront désignés par le gouvernement et auront une tutelle spécifique dans chaque secteur.
Selon Leitão Amaro, l’élection des présidents et vice-présidents des CCDR se maintient sur une base régionale, à travers les municipalités et conseils régionaux, mais les nouveaux vice-présidents sectoriels seront désignés par le gouvernement et rendront compte aux ministères respectifs.
« Il semblait que nous allions créer cinq nouveaux postes. Non. Il y a cinq postes forts pour faire la coordination régionale, c’est vrai, mais ce n’est pas une nouvelle entité », a-t-il clarifié, ajoutant qu’il s’agit de renforcer la coordination et de réduire les structures.
Aux côtés du ministre adjoint et de la réforme de l’État, Gonçalo Matias, le responsable de la présidence a expliqué que les compétences passent aux CCDR, qui exercent déjà des fonctions dans les domaines de l’agriculture, de la culture, de l’éducation et de l’environnement, et prendront également des responsabilités dans la santé.
Les nouveaux vice-présidents n’auront pas de fonctions de gestion courante, mais seront responsables d’identifier les priorités régionales, de planifier les infrastructures et équipements et de coordonner les politiques de santé publique.
Le ministre a également souligné que la concentration des fonctions en une seule entité permettra des gains d’efficacité et une meilleure capacité d’action de l’État, avec une spécialisation accrue et des économies pour les contribuables.
La création des vice-présidences avait déjà été abordée aujourd’hui par le Jornal de Notícias (JN).
La mesure récupère partiellement des compétences des anciennes Administrations Régionales de Santé (ARS) et s’inscrit dans le processus de décentralisation.
Leitão Amaro a rappelé que les ARS étaient des organismes autonomes avec des fonctions régionales, mais que le processus de dissolution fut « un calvaire » et réalisé de manière précipitée.
Le ministre adjoint et de la réforme de l’État a ajouté qu’il reviendra aux CCDR d’identifier les priorités et de gérer les grands investissements en infrastructures et équipements, profitant de la proximité au territoire pour décider des travaux et besoins structurants.
Les nouvelles fonctions seront exercées en coordination avec la direction exécutive du Service National de Santé (SNS) « dans des cas spécifiques, comme les initiatives transfrontalières ».
Gonçalo Matias a souligné qu' »il n’y a pas de superposition ni de substitution », mais une coordination entre les entités.
Avec cette réorganisation, l’exécutif entend renforcer la capacité de planification régionale et rapprocher les décisions des besoins réels des populations, tout en maintenant le lien avec les structures centrales du SNS.
[Actualisé à 18h48]
