Le gouvernement approuve la candidature à un prêt européen pour la réhabilitation des blindés.

Le gouvernement approuve la candidature à un prêt européen pour la réhabilitation des blindés.

Le ministre de la Présidence, António Leitão Amaro, a annoncé que le gouvernement a donné son feu vert à la « candidature formelle » du pays au programme européen Ação Securitária para a Europa (SAFE, en anglais), ce qui représente une dépense de l’ordre de 5,8 milliards d’euros pour divers équipements et capacités militaires pour les forces armées portugaises.

Leitão Amaro a également précisé que le Conseil des ministres a décidé d’investir 280 millions d’euros dans la réhabilitation de la flotte Pandur, des véhicules blindés militaires.

Ce financement permettra d’assurer « une bonne capacité de vie et d’opération militaire pendant environ deux décennies à quelque 185 véhicules », a-t-il précisé.

« Et parce que cet effort de défense se fait également en alliance », a souligné le ministre, l’exécutif a approuvé « une dépense de 15 millions d’euros pour le programme de coopération avec le Cap-Vert et de deux millions d’euros pour l’initiative ‘Grain from Ukraine’ en soutien à l’Ukraine ».

Leitão Amaro a souligné qu’il s’agit d’un « gros effort que les Portugais font pour valoriser nos capacités militaires, ce qui est très important pour défendre notre territoire, notre espace maritime et l’Europe dans son ensemble ».

Le ministre a détaillé que cet effort sera comptabilisé dans le cadre des objectifs de l’OTAN, le Portugal s’étant engagé à atteindre 2% du Produit Intérieur Brut (PIB) en dépenses militaires d’ici cette année, et 5% d’ici 2035.

Leitão Amaro a déclaré que les deux principaux partis de l’opposition, Chega et PS, ont été informés en détail de ces investissements, mentionnant un « effort du pouvoir politique démocratique pour donner aux forces armées la capacité de nous défendre en tant que pays ».

En septembre, la Commission européenne a proposé 5,841 milliards d’euros de prêts pour la défense destinés au Portugal, sur un total de 150 milliards d’euros pour les pays du bloc politico-économique européen, dans le cadre du programme Ação Securitária para a Europa (SAFE, en anglais).

Le gouvernement devra présenter à Bruxelles, d’ici la fin du mois, son plan pour l’application de ces prêts, qui doivent être exécutés d’ici 2030.

Lors de la session de questions, le ministre s’est abstenu de détailler les équipements inclus dans le programme ou le taux d’intérêt des prêts, renvoyant cette information aux ministères de la Défense et des Finances.

« Il y a un processus de sélection des équipements, qui a ses propres règles, et donc je ne vais pas ici dire lesquels seraient choisis, et il y a un dialogue avec les partis, avec réserve, sur les domaines prioritaires », a-t-il justifié.

Leitão Amaro a également été interrogé sur une information du journal Expresso selon laquelle le gouvernement rapporte à l’OTAN presque le double du budget du ministère dirigé par Nuno Melo sans révéler d’où provient l’argent.

« Il y a des dépenses du ministère de la Défense et il y a des dépenses en défense qui ne sont pas dans le ministère de la Défense. C’est très simple. Le ratio ces dernières années a été de 70% des dépenses en défense sont dans le budget du ministère de la Défense, 30% ne le sont pas », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, il a mentionné un investissement croissant dans les équipements « à usage dual », servant tant à des fins de défense qu’à la protection civile, à la santé ou à l’évacuation médicale, par exemple.

Leitão Amaro a ajouté que « l’OTAN n’évalue pas les budgets des ministères de la Défense de chaque pays », mais utilise et comptabilise le « rapport des dépenses indiquées comme à utilisation principale ou duale avec la défense », estimant qu' »il n’y a aucun mystère ».