Exploitation des immigrés en Alentejo : Militaires de la GNR et de la PSP libérés

Exploitation des immigrés en Alentejo : Militaires de la GNR et de la PSP libérés

Les militaires de la Garde nationale républicaine (GNR) et les agents de la Police de sécurité publique (PSP) arrêtés pour suspicion d’exploitation d’immigrants en Alentejo, dans le cadre de l’opération « Safra Justa », ont été libérés samedi.

Les informations ont circulé indiquant que les individus ont été soumis à l’Enregistrement d’identité et de résidence, car les écoutes téléphoniques n’avaient pas été transcrites et, conformément à la législation en vigueur, ne peuvent être utilisées pour justifier les mesures coercitives.

Il a été rapporté qu’environ 89 des 231 articles incriminant les accusés étaient basés « exclusivement ou partiellement » sur des écoutes non transcrites.

Le ministère public a argumenté qu’ « il n’est pas humainement possible » de transcrire des écoutes en temps utile dans des affaires de « grande complexité », mais la juge a rejeté cette explication.

Il est à rappeler que, des 17 personnes arrêtées mardi dernier par la Police judiciaire (PJ), 10 d’entre elles, dont neuf militaires de la GNR, avaient été libérées jeudi soir par le tribunal, et les sept autres ont entendu aujourd’hui les mesures coercitives.

Selon le tribunal de la région de Lisbonne, trois civils ont été placés en détention préventive, tandis que le militaire de la GNR, l’agent de la PSP et deux civils entendus aujourd’hui ont été placés sous contrôle judiciaire.

L’organisation criminelle démantelée lors de l’opération « Safra Justa », mardi, contrôlait environ 500 travailleurs étrangers en Alentejo, mais tous ne sont pas considérés comme victimes de trafic, selon une source policière.

Ce jour-là, la PJ a annoncé que l’opération avait permis de démanteler une organisation criminelle d’aide à l’immigration illégale qui contrôlait des centaines de travailleurs étrangers, la plupart en situation irrégulière au Portugal.

Les faits investigués, selon le ministère public (MP) et la PJ, peuvent constituer des crimes d’aide à l’immigration illégale, de traite d’êtres humains, de corruption active et passive, d’abus de pouvoir, de falsification, de fraude fiscale et de blanchiment d’argent.

Les 10 militaires de la GNR arrêtés, à la date des crimes présumés, appartenaient au Commandement territorial de Beja de la GNR, tandis que l’agent de la PSP, du Commandement du district de Beja de la Police, était en arrêt maladie depuis septembre 2024, a-t-on révélé mardi.

Quant aux six civils, la source policière a précisé mercredi à Lusa que quatre sont portugais et deux sont étrangers, « tous membres de l’organisation criminelle ».

« Les deux étrangers sont indiens et recrutaient les victimes de cette même origine et finissaient également par les contraindre et les menacer », a-t-elle expliqué.

Parmi les Portugais, a-t-elle poursuivi, se trouve « le chef » du réseau, qui a été « arrêté sur la voie publique à Beja, à 5h00 mardi », tandis que les autres étaient « ses bras droits ».

Em liberdade dez dos 17 detidos por exploração de imigrantes no Alentejo

En liberté dix des 17 détenus pour exploitation d’immigrants en Alentejo

Dix des 17 interpellés pour suspicion d’exploitation d’immigrants en Alentejo dans le cadre de l’opération « Safra Justa » ont été libérés après leur audition jeudi, au Campus Justiça, à Lisbonne.

Lusa | 07:32 – 28/11/2025

Au total, environ 50 mandats de perquisition et 17 mandats d’arrêt ont été exécutés, non seulement à Beja, mais aussi à Portalegre, Figueira da Foz et Porto.

Le MP a soutenu que les suspects ont profité « de la situation de fragilité (documentaire, sociale et économique) de citoyens originaires de pays tiers, pour la plupart sans papiers, pour en tirer de grands avantages financiers ».

Les immigrants « étaient prêts à travailler sans contrat formalisé » et recevaient « une rémunération inférieure à celle pratiquée sur le marché pour les fonctions » à effectuer, par exemple dans l’agriculture.

« Les suspects n’ont pas remis aux intéressés les montants promis, en leur déduisant des montants arbitrairement imposés, liés aux frais de logement, de transport, d’eau, d’électricité et de documentation », a-t-on souligné.

Les membres des forces de sécurité suspects contrôlaient et surveillaient les travailleurs étrangers « en échange d’une compensation économique » et « menaçaient encore ces citoyens, leur laissant entendre que porter plainte aux autorités n’était pas une alternative viable pour réagir aux abus » dont ils étaient victimes.

[Information mise à jour à 19h04]

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